Motocrane : prise de vue en véhicule et car to car
Filmer avec une caméra, c’est bien. Filmer avec une caméra cinéma au bout d’un bras de 4 mètres fixé à une voiture lancée à 160 km/h, c’est mieux. Yann, qui travaille en partenariat avec Pascal Dragotto, est notre spécialiste de la prise de vue au motocrane — et du drift en Porsche.
Le motocrane est un moyen, pas un genre : il sert un film publicitaire, une fiction ou un tournage en extérieur qui a besoin d’un mouvement que rien d’autre ne produit.
Qu’est-ce qu’un motocrane et à quoi sert un bras de caméra
Un motocrane, c’est un bras stabilisé monté sur un véhicule, portant une tête pilotée à distance et une caméra cinéma. Le véhicule roule, le bras se déploie et se rétracte, la caméra reste parfaitement stable et cadrée en direct par un opérateur. Le résultat : des travellings longs, rapides, à hauteur variable, autour d’un sujet lui-même en mouvement.
C’est ce qui distingue un plan automobile réussi d’une simple caméra embarquée. Le car to car — la voiture caméra qui suit, double et contourne le véhicule filmé — donne la vitesse et la relation entre les deux véhicules. Le bras donne l’amplitude : partir au ras du bitume à hauteur de jante et finir en surplomb dans le même plan, sans coupe.
Au-delà de l’automobile, le dispositif sert dès qu’il faut suivre un sujet rapide sur une longue distance — un coureur, un cheval, un cycliste, un bateau depuis la berge — ou traverser un décor entier d’un seul mouvement. C’est l’outil des plans-séquences qui semblent impossibles.
Publicité automobile, action et sport : ce que nous tournons au motocrane
Publicité automobile et deux-roues, séquences d’action et de poursuite pour la fiction, sport et endurance, travellings de décor, plans-séquences d’ouverture, films de marque nécessitant un mouvement de caméra spectaculaire. Le dispositif convient également au nautisme, en suivant un bateau depuis un quai ou une digue.
Nous l’associons régulièrement au drone, qui prend le relais sur les plans larges et l’altitude : ensemble, les deux couvrent l’intégralité des axes possibles autour d’un véhicule en mouvement.
- Publicité automobile
- Car to car
- Poursuite et action
- Sport et endurance
- Travelling de décor
- Plan-séquence
Comment se tourne un plan au motocrane, du repérage à l’étalonnage
Repérage du parcours et de la lumière
Un plan au motocrane se dessine sur une route précise : longueur, virages, revêtement, dégagements, orientation du soleil selon l’heure. Nous repérons le tracé et nous en déduisons la fenêtre horaire de tournage, souvent courte — c’est elle qui commande tout le reste de la journée.
Autorisations, fermeture de route et sécurité
Route fermée, circuit privé, arrêté municipal, présence de sécurité et de véhicules d’accompagnement : ces plans ne se tournent pas dans la circulation. Nous montons le dossier et nous coordonnons les intervenants, en intégrant les délais administratifs au planning de production.
Tournage en passes successives
Conducteur de la voiture caméra, opérateur de bras, opérateur de tête, réalisateur au retour vidéo, plus l’équipe du véhicule filmé. On tourne en passes successives, en ajustant trajectoire, vitesse et mouvement de bras à chaque prise jusqu’à obtenir le plan.
Étalonnage et sound design
Étalonnage, stabilisation fine si nécessaire, et sound design du moteur — sur un plan de vitesse, la bande son fait autant que l’image, et un plan spectaculaire monté sans travail sonore retombe immédiatement. Voir la post-production.
Combien coûte un tournage au motocrane ?
Trois postes dominent : le dispositif lui-même et son équipe spécialisée, la sécurisation du parcours — fermeture de route, arrêté, véhicules d’accompagnement, personnel de sécurité —, et le rendement de la journée, plus faible qu’en tournage classique puisque chaque plan demande plusieurs passes et un repositionnement complet.
Le facteur qui fait le plus varier le devis n’est pas technique mais administratif : tourner sur un circuit privé ou une route déjà fermée coûte une fraction de ce que représente la fermeture d’une voie publique en zone urbaine. Le choix du lieu, arbitré tôt, pèse davantage que n’importe quelle négociation sur le matériel.
Enfin, la journée motocrane s’amortit d’autant mieux qu’elle est chargée. Si votre découpage ne contient qu’un seul plan de ce type, il vaut souvent mieux le réécrire ou envisager le drone ; s’il en contient quatre ou cinq, le dispositif devient très rentable.
Tournage automobile à Marseille, sur circuit et en Provence
La région offre des conditions rares pour ce type de tournage : le circuit Paul Ricard au Castellet, les routes de l’arrière-pays provençal, les Alpilles, la Camargue, les routes de corniche du littoral et un ensoleillement qui sécurise les plannings. Beaucoup de productions automobiles viennent tourner ici pour ces raisons.
Nous intervenons depuis Marseille dans toute la PACA, ainsi que partout en France et à l’international selon les projets. Le repérage de parcours à distance est possible, mais nous recommandons toujours une reconnaissance sur place avant un tournage de vitesse.
Le dispositif motocrane et l’équipe spécialisée
Bras stabilisé, tête et caméra
Bras stabilisé de 4 mètres monté sur véhicule, tête gyrostabilisée pilotée à distance et caméra cinéma. [À COMPLÉTER : modèle de motocrane, véhicule support, tête stabilisée, caméras compatibles, vitesse maximale homologuée, attestation d’assurance.]
Pilotage et opération
Yann pilote cette spécialité en partenariat avec Pascal Dragotto. Le pilotage de la voiture caméra est un métier à part entière : c’est lui qui garantit à la fois la sécurité du dispositif et la répétabilité du plan d’une prise à l’autre, sans laquelle le montage devient impossible.
Questions fréquentes sur la prise de vue en véhicule
Faut-il fermer la route pour tourner au motocrane ?
Dans la quasi-totalité des cas, oui — route fermée, circuit ou site privé. Ce n’est pas seulement une question de sécurité : sans maîtrise du trafic, le plan n’est pas reproductible d’une passe à l’autre. Nous prenons en charge les demandes en prévoyant les délais administratifs.
Peut-on remplacer le motocrane par un drone ?
Parfois, et c’est alors moins cher : le drone excelle en altitude et en plan large. Mais il ne descend pas au ras du sol à côté d’une roue, ne tient pas la même stabilité à grande vitesse et reste soumis aux autorisations de survol. Les deux sont complémentaires, pas concurrents.
Combien de plans peut-on obtenir dans une journée ?
Trois à six plans réellement exploitables. Chaque plan demande plusieurs passes, un repositionnement du dispositif et une fenêtre de lumière cohérente avec les autres. C’est un rythme normal pour ce type de tournage, pas un manque d’efficacité.
Fournissez-vous les véhicules filmés ?
Non, sauf accord spécifique : les voitures viennent du client, d’un loueur ou d’un collectionneur. Nous pouvons vous orienter, et nous nous chargeons du repérage et de la coordination sur place le jour du tournage.
Quelle vitesse peut-on réellement filmer ?
Le dispositif est homologué pour des vitesses élevées, mais la vitesse utile à l’image est souvent inférieure à celle qu’on imagine : le choix de la focale, la proximité du sujet et le mouvement du bras créent l’impression de vitesse bien plus que le compteur. Cela permet aussi de tourner en sécurité.
Le motocrane fonctionne-t-il hors automobile ?
Oui : cheval, cycliste, coureur, bateau longeant un quai, ou simple traversée de décor. Tout sujet rapide sur une longue distance, ou tout plan-séquence qui doit parcourir un espace sans coupe.
Tourner un plan que personne ne sait faire avec un trépied
Vroum vroum. Si votre découpage contient un plan de ce type, dites-le-nous tôt : le lieu et les autorisations comptent plus que le reste. contact@epicentre-production.com, 06 31 92 20 52, ou nos autres compétences.